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EVENEMENTS DU CONSEIL

Journée de formation à l’État d’urgence : Discours prononcé par le Président Eydoux le 24 février 2016


Pascal Eydoux, président du CNB, a ouvert le 24 février 2016 une formation « Etat d'urgence : quels recours pour les avocats ? ». Cette manifestation, qui a notamment accueilli Christian Vigouroux et Henri Leclerc, avait pour objectif de fournir aux avocats des outils juridiques pour mener à bien leur mission de préservation des droits et libertés dans ce contexte particulier.


Les évènements qui ont bouleversé notre république au cours de l’année 2015 ont conduit les pouvoirs publics à de spectaculaires propositions législatives dont les citoyens français et l’ensemble des personnes qui fréquentent notre sol sont les sujets.

Les avocats qui constituent les sentinelles de la liberté individuelle et collective sont au premier rang de ceux qui ont pour obligation de les accompagner tous dans les épreuves qui surviennent.

Il relève de la responsabilité d’un État de protéger ses citoyens.

Cette disposition est constitutionnelle.

Il nous appartient de respecter cette volonté et même parfois de l’accompagner puisque chaque mis en cause autant que chaque victime compte un avocat à ses côtés.

Plus précisément doit compter un avocat à ses côtés.

Il nous appartient de nous former à cette situation nouvelle. Pour le plus grand nombre de nos confrères conduits à intervenir pour un plus grand nombre de missions.

Tel est le sens de notre journée.

Il nous appartient aussi de rappeler aux pouvoirs publics que la liberté et plus généralement les principes fondateurs de notre république que sont l’égalité et la fraternité ne peuvent être protégés par des lois de circonstance guidées par une intention compassionnelle purement naïve de la part d’un État.

Pas plus que les migrants qui fuient la mort ne seront retenus ou refoulés par des murs qu’ils franchiront et contourneront toujours,

Tel est l’instinct de survie de la nature humaine.

Les lois consolatrices ne seront à même de réduire les volontés barbares de ceux qui bravent la mort comme un espoir de plénitude éternelle.

Nous l’avons dit sans nous faire entendre lors du débat relatif à la loi dite « renseignements » qui ne terrasse que les faibles.

Nous le redisons désormais en affirmant que la loi ne peut éloigner le citoyen de l’autorité judiciaire.

Que la fonction administrative dont les mérites ne sont pas en cause, ne relève pas de cette autorité supérieure régulatrice de rapports sociaux et économiques.

Que la fonction policière, nécessaire, indispensable et respectable ne peut jamais s’exercer sans contrôle d’un juge libre et indépendant.

Nous le redisons désormais, l’avocat doit pouvoir accompagner partout, dès le premier instant, quiconque est interpellé, soupçonné, mis en cause ou poursuivi.

La liberté est un joyau pour lequel le combat doit demeurer quotidien.

Elle n’est jamais acquise. Nous en sommes les défenseurs acharnés et résolus.

Telle est notre vocation.

Telle est notre mission.

Pascal EYDOUX
Président du Conseil national des barreaux


Mercredi 24 Février 2016

     


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