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AFFAIRES INTERNATIONALES : ACTUALITES

Le Conseil national des barreaux s’est rendu à Cotonou à la fin du mois d’avril pour participer à la célébration du cinquantenaire du Barreau du Bénin



Représenté par le Bâtonnier Burguburu, ancien Président du Conseil national des barreaux et par le Bâtonnier Marter, membre des commissions « Affaires européennes et internationales » et « admission des avocats étrangers », le CNB a participé à la célébration du cinquantenaire du barreau du Bénin en présence du Ministre béninois de la Justice et de l’Ambassadrice de France, ainsi que des bâtonniers du Sénégal, du Togo et de la Côte-d’Ivoire.

Le cinquantenaire du barreau du Bénin : l’occasion de faire un bilan et de scruter l’avenir

Dans une conférence de presse, le Bâtonnier Djikui annonçait en effet que cette manifestation permettrait de « faire le bilan de la création de cette institution [le barreau] pour envisager les perspectives et définir les défis qui attendent à court et à moyen terme l’ordre des avocats du Bénin ».

Au programme de la manifestation, de nombreuses formations - en particulier sur les nouveautés du droit des sociétés commerciales OHADA ou encore sur les enjeux des Partenariats Public-Privé – PPP - et diverses activités culturelles et d’échanges entre avocats venus de différents horizons comme la tenue d’un concours de plaidoirie auquel ont participé des avocats de barreaux de l’UEMOA et de certains de leurs barreaux jumelés (barreau de l’Essonne et de Tours notamment).

A l’invitation du Bâtonnier Cyrille Djikui, le bâtonnier Burguburu s’est exprimé sur l’un des thèmes principaux de la manifestation en rappelant le rôle central que joue l’avocat pour l’édification de l’Etat de droit. Le bâtonnier Marter a ensuite présenté un exposé sur les implications professionnelles de l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA (Règlement n° 05/2014/CM/UEMOA). Il a en particulier pu comparer la situation actuelle de la profession dans l’UEMOA avec ce qu’avait connu la profession en France ou dans d’autres pays européens au moment de l’harmonisation des règles par l’Union européenne.

L’occasion de mieux connaitre les besoins de la justice au Bénin

Au-delà d’une célébration, cette manifestation a été l’occasion de faire le point sur l’état de la justice dans le pays. Alors que les élections législatives, mais aussi communales et municipales, s’apprêtaient à se tenir, la question de la justice se posait naturellement comme un sujet majeur et incontournable, non seulement pour les avocats, mais aussi pour l’ensemble des citoyens.

Renforcer l’accès à la justice

Parmi les nombreux enjeux qui ont été soulevés par les avocats, notons par exemple la situation déplorable qui règne dans certaines prisons, mise en lumière par la « caravane de défense et d’assistance gratuite aux prisonniers » qu’organisent chaque année les avocats du pays afin de porter assistance aux plus démunies et aux personnes trop éloignés des villes pour bénéficier facilement des conseils d’un avocat. Il est en effet apparu au cours de ces consultations juridiques que de nombreux détenus, graciés depuis des mois par le Président, étaient restés en prison en raison de la perte de leur dossier par l’administration.

Un autre point sensible mais qui a trait également à l’accès à la justice concerne l’aide juridictionnelle, condition nécessaire de l’exercice d’une justice accessible et équitable, et qui a certes été annoncée par les autorités mais sans plus de précision quant à son calendrier de mise en œuvre. L’ordonnance 73-53 du 2 août qui garantit cette aide juridictionnelle attend en effet encore à ce jour son décret d’application. C’est d’ailleurs pour cette raison et fidèle à leur engagement de promouvoir les droits de l’Homme et notamment le droit à un procès équitable que les avocats béninois ont créé en février 2010 le Fonds d’assistance juridique et judiciaire du Barreau du Bénin (FAJJUB) qui se donne pour mission de renforcer l’accès au droit et à la justice sur tout le territoire du Bénin, en y assurant notamment la présence d’avocats, souvent concentrés dans la capitale.

Renforcer l’indépendance de la Justice

Enfin le sujet des importantes grèves des magistrats a bien-sûr été soulevé. Les magistrats manifestent contre des nominations qu’ils jugent irrégulières et partisanes et visant à la « domestication de la magistrature béninoise » et se révoltent contre la dégradation de leur sécurité et l’inaction des autorités. les avocats soulignent d’autre part le problème de renouvèlement des générations après d’importants départs à la retraite qui ont conduit à un manque d’avocats expérimentés.

Le Conseil national des barreaux et les 60 000 avocats français se tiennent donc aux côtés des avocats du Bénin dans leur lutte pour la promotion des droits et d’une justice accessible et équitable. Les accomplissements du barreau du Bénin en un demi-siècle et ses nombreux projets témoignent d’ailleurs déjà de la conviction et de la détermination des avocats béninois.


Mercredi 6 Mai 2015

     


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