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ACTUALITES DE L'INSTITUTION

Rachida Dati, Rendez-vous à Lille


Le vendredi 17 octobre lors de l’Assemblée plénière de la Convention Nationale des Avocats de Lille, le discours de Rachida Dati sera très attendu par la profession. Aux cotés de Paul-Albert Iweins, le garde des Sceaux devra rassurer.

Retrouvez ci-dessous Rachida Dati interrrogée sur la Convention nationale.


Rachida Dati
Rachida Dati
Pourquoi avoir choisi d’aller à la Convention nationale des avocats de Lille en octobre ?

J’ai un immense respect pour la profession d’avocat. Il ne peut y avoir de justice sans une défense efficace de chaque partie au procès. C’est un métier exigeant, dynamique et tourné vers l’avenir. Il est au coeur de l’institution judiciaire. Je le rappelle à chacune de mes rencontres avec les représentants de la profession, que ce soit au ministère ou lors de mes visites dans les juridictions. Je tiens à le dire à nouveau à l’occasion du plus grand rassemblement d’avocats de France que constitue la Convention nationale.

L’année qui vient de s’écouler a été particulièrement riche en réformes abouties ou engagées : la réforme de la carte judiciaire, la réflexion sur la nouvelle répartition des contentieux, la réforme de la prescription civile, la mise en place de la réforme des tutelles…

Par ailleurs, le rôle des avocats est renforcé dans la formation des magistrats, puisque nous mettons en place le stage obligatoire de six mois des auditeurs de justice en cabinet d’avocats. Nous avons proposé au Parlement qu’un représentant du Conseil National des Barreaux siège au sein du Conseil supérieur de la Magistrature.

Des représentants de la profession sont membres des commissions qui travaillent à la réforme des contentieux ou à la réécriture de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants. Ils sont également partie prenante au Conseil national du droit, créé le 29 avril dernier et chargé de faire des propositions sur l’enseignement du droit à l’université ainsi que sur la formation et l’emploi des juristes. Ce sont des questions qui intéressent naturellement votre profession.

La Convention nationale de Lille sera l’occasion de faire un point d’étape sur la réforme de la Justice.

Que représente pour vous cette Convention ?

La Convention nationale est un véritable forum d’échange et de réflexion. C’est l’occasion privilégiée de réfléchir au sens du métier d’avocat et d’aborder l’ensemble de l’actualité de la profession.

Je pense en particulier à l’évolution de la jurisprudence, à l’impact du droit communautaire notamment en matière de contentieux familial.

Je pense également au développement des nouvelles technologies qui modifie considérablement la façon de travailler des avocats. Depuis le 1er janvier 2008, les tribunaux numérisent les procédures pénales. En matière civile, 53 juridictions communiquent déjà avec les avocats par la voie électronique. Les avocats n’ont plus besoin de se déplacer au tribunal pour suivre l’évolution d’une procédure.

Parce qu’elle réunit des avocats, des magistrats, des universitaires et les meilleurs spécialistes français et internationaux du droit, la Convention nationale est un rendez-vous incontournable de la vie juridique et judiciaire de notre pays.

Que pensez-vous du choix de la thématique « concurrence et compétitivité » ?

La concurrence et la compétitivité sont au coeur de nombreuses réformes engagées par le gouvernement. Ce sont des leviers de la croissance et de la modernisation de notre pays. Ce sont aussi des défis que la profession d’avocat doit relever. En choisissant cette thématique, les avocats font preuve de modernité et d’anticipation. Ouverture à la concurrence et compétitivité vont ensemble, car c’est en étant compétitive que la profession pourra affronter sereinement la concurrence. Cette recherche permanente de la qualité est aussi un atout pour la Justice et pour les justiciables.

Les avocats sont une profession du droit réglementée, obéissant à un statut et une éthique exigeants et cela restera toujours un signe distinctif de confiance. Les avocats doivent savoir que le ministère de la justice est tout à fait disposé à les accompagner vers cet horizon, que ce soit dans l’évolution de leurs structures d’exercice, dans l’exploration de nouveaux marchés dans d’autres pays, par le biais de nos négociations offensives dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) notamment.

Le ministre de la Justice se fait en quelque sorte l’avocat de la profession : ce n’est que justice !


Lundi 7 Juillet 2008

     


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