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ETATS GENERAUX DU DROIT DE LA FAMILLE
Retour sur les 7èmes Etats Généraux du Droit de la Famille des 27/28 janvier 2011L’édition 2011 de ce rendez-vous du Barreau de la Famille réunit en ce moment même 1500 professionnels venus de tous horizons ayant en commun leur intérêt pour cette matière. Organisé chaque année à l’invitation du Conseil National des Barreaux, cette édition a pour thème de plénière «La rupture des époux associés».
Après les allocutions du Bâtonnier Thierry WICKERS, Président du Conseil national des barreaux et de Monsieur Laurent VALLÉE, Directeur des Affaires Civiles et du Sceau (DACS) du Ministère de la Justice et des Libertés, suivies de la plénière et d'un point d’actualité juridique et judiciaire, plus de 30 ateliers se succèdent sur ces deux jours, sur toutes les thématiques liées à la famille, parmi lesquelles une table ronde consacrée aux honoraires et un forum des commissions « Famille » des barreaux.
Rappel du programme complet (Pdf) Gazette du Palais spéciale Etats Généraux du Droit de la Famille ![]() Bâtonnier Thierry WICKERS, Président du Conseil National des Barreaux
Saluant le mouvement né en 2005 de l’initiative conjuguée du président Michel Benichou et de Béatrice Weiss-Gout, le Président Wickers « s'est félicité du succès chaque année grandissant (1300 participants en 2009, 1400 en 2010 et 1500 en 2011) de cette manifestation, qui traduit toute l'importance du droit de la famille, matière riche et complexe, en prise directe avec les transformations profondes de notre société, et nécessitant le recours à des avocats spécialisés. Ces Etats généraux sont et doivent être une force de propositions en droit de la famille ainsi qu’un lieu de rencontres et d'échanges pour les professionnels du droit de la famille ».
● En préambule, il a tenu à rappeler que la PROCEDURE PARTICIPATIVE DE NEGOCIATION ASSISTEE PAR AVOCAT, proposée par la profession d’avocat et reprise par la Commission Guinchard et que la précédente édition avait appelée de ses voeux avait pû trouver une consécration législative depuis le vote de la loi du 22 décembre 2010. ● Il a ensuite évoqué l'introduction prochaine dans notre droit de l' ACTE CONTRESIGNE PAR AVOCAT qui constituera un progrès essentiel. Associé à la procédure participative, l’ acte d’avocat donne aux praticiens du droit de la famille toutes les armes pour faire la démonstration de la plus value que le recours à un avocat peut apporter. En instaurant l’acte d’avocat, c'est également la confiance faite à la profession d’avocat qui est reconnue en lien avec sa compétence, sa déontologie, et son rôle éminent dans l’administration de la justice autant que sa qualité spécifique d’auxiliaire de justice. Il a ajouté que le droit de la famille doit être un des champs d'application principaux de l'acte d'avocat qui pourra être utilisé pour sécuriser des conventions comme les pactes de famille, les PACS, les conventions de concubinage, les accords sur les enfants mineurs, sur la charge de l’éducation et l’entretien des enfants mineurs et majeurs etc. ● Il a enfin successivement évoqué les modes alternatifs de règlement des litiges comme la médiation dont les avocats ne doivent pas négliger le champ, l'application de la loi du 12 mai 2009, le droit des personnes protégées qui a fait l'actualité du droit de la famille en 2010, la table de référence pour fixer les pensions alimentaires diffusée par une circulaire du 12 avril 2010 ainsi que l’instauration le 1er mars 2010 de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dont l'impact promet d'être considérable en droit de la famille et en droit des personnes. ![]()
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![]() Laurent VALLÉE, Directeur des Affaires Civiles et du Sceau
Monsieur Laurent Vallée, Directeur des Affaires Civiles et du Sceau, representait le garde des Sceaux, ministre de la Justice, empêché. Il a en particulier abordé trois séries de mesures qui se rattachent à l’actualité du ministère de la justice : l'actualité du droit de la famille, d’abord, puis la procédure participative de négociation assistée par avocat et enfin l’acte d’avocat.
● Faisant un tour d'horizon de l'actualité ayant marqué l’année 2010 en matière de droit de la famille, il a en premier lieu évoqué la mise en place par la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, de l’ ordonnance de protection puis la table de référence indicative en matière de contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant et enfin le projet de loi relatif à la répartition des contentieux et à l’allègement de certaines procédures juridictionnelles, dont certains aspects, et notamment ses articles 13 et 14, préoccupent les avocats et à propos desquels il a assuré la profession que la plus grande attention serait portée à l'associer aux mesures réglementaires d’application. ● Abordant ensuite la procédure participative de négociation assistée par avocat, Laurent Vallée a particulièrement insisté sur la question particulière de la place de la procédure participative en matière de divorce. Notant que l’inclusion du divorce dans le champ de la procédure participative ne s’accompagnerait certainement pas d’un retrait de l’intervention du juge dans ce domaine, il a évoqué le fait qu' à la différence des autres modes alternatifs de règlement de conflits, l’utilité de la procédure participative ne se limite pas à la tentative de résolution extrajudiciaire du litige et qu'il s'agit d'un « décentrement du procès », dont la mise en état débute avant la saisine de la juridiction, sous la responsabilité des parties et de leurs avocats, dont le rôle clef est ainsi mis en avant. C’est cette dimension essentielle de la réforme qui a conduit le législateur à conférer aux avocats un monopole pour assister les parties dans la phase de négociation et, à cet égard, l’investissement de la profession d’avocat pour s’approprier cette réforme sera une condition essentielle de son succès. ● Evoquant enfin l' acte d'avocat, il a indiqué que l’instauration de la procédure participative devait, par ailleurs, être considérée comme étant complémentaire de la création de l’acte contresigné par un avocat. En effet, ces deux dispositifs renforcent le rôle de l’avocat en tant que conseil des parties. Grâce à cette réforme, le caractère essentiel de l’intervention de l’avocat, en tant que conseil, concepteur et rédacteur de l’acte juridique est reconnu. Rappelant que cette réforme figurant à l’article 1er du projet de loi de modernisation des professions judiciaires et juridiques règlementées était en cours de discussion au Parlement, mais que son article 1er avait d’ores et déjà été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat, il a enfin mentionné que la prochaine lecture s’annoncait très bientôt. ![]()
Jeudi 27 Janvier 2011
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