Un été de tous les dangers au CRA de Marseille
Après avoir refusé à deux reprises son éloignement forcé et avoir absorbé une dose dangereuse de médicaments, elle a été placée à l'isolement dans le seul but de garantir son départ forcé.
Les autorités ayant ignoré les violentes douleurs dont elle se plaignait, elle a été laissée de nombreuses heures sans soins et il lui a été posé de force un casque lorsqu'elle tentait d'alerter les services présents sur place sur sa situation en se frappant la tête contre les murs de sa cellule.
Il semble que le seul but de ces traitements inhumains et dégradants, outre les traces de menottage signalées par la suite, était la mise à exécution de la mesure d'éloignement.
Enfin hospitalisée après dix heures de plaintes, Mme ASFOUR a été greffée du foie en urgence et son état est critique.
Le Conseil national des barreaux s'associe aux protestations vigoureuses des avocats du Barreau de Marseille et des associations présentes dans les centres de rétention qui ont dénoncé cette situation inadmissible, qui fait fi des principes humanitaires les plus élémentaires.
● Il souhaite que les autorités françaises prennent la mesure des traitements infligés aux étrangers retenus en centre de rétention et des méthodes employées.
● Il souhaite également que la saisine du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté ainsi qu'une enquête judiciaire ou administrative permettent de déterminer les responsabilités et de mettre fin à de telles dérives au sein des centres de rétention.
Le Conseil national des barreaux veillera à alerter et défendre pour faire respecter les droits et libertés fondamentales aussi souvent que nécessaire.
Christian Charrière-Bournazel,
Président du Conseil national des barreaux
Philippe Chaudon,
Président de la commission Libertés et droits de l’Homme
Les autorités ayant ignoré les violentes douleurs dont elle se plaignait, elle a été laissée de nombreuses heures sans soins et il lui a été posé de force un casque lorsqu'elle tentait d'alerter les services présents sur place sur sa situation en se frappant la tête contre les murs de sa cellule.
Il semble que le seul but de ces traitements inhumains et dégradants, outre les traces de menottage signalées par la suite, était la mise à exécution de la mesure d'éloignement.
Enfin hospitalisée après dix heures de plaintes, Mme ASFOUR a été greffée du foie en urgence et son état est critique.
Le Conseil national des barreaux s'associe aux protestations vigoureuses des avocats du Barreau de Marseille et des associations présentes dans les centres de rétention qui ont dénoncé cette situation inadmissible, qui fait fi des principes humanitaires les plus élémentaires.
● Il souhaite que les autorités françaises prennent la mesure des traitements infligés aux étrangers retenus en centre de rétention et des méthodes employées.
● Il souhaite également que la saisine du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté ainsi qu'une enquête judiciaire ou administrative permettent de déterminer les responsabilités et de mettre fin à de telles dérives au sein des centres de rétention.
Le Conseil national des barreaux veillera à alerter et défendre pour faire respecter les droits et libertés fondamentales aussi souvent que nécessaire.
Christian Charrière-Bournazel,
Président du Conseil national des barreaux
Philippe Chaudon,
Président de la commission Libertés et droits de l’Homme


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