Un progrès réel, mais une fracture territoriale persistante
Désormais, 74 % des Français estiment qu’ils peuvent facilement faire valoir leurs droits près de chez eux, soit +7 points depuis 2024. Cette progression s’explique par une meilleure visibilité des tribunaux et des points d’accès au droit. Mais les écarts restent marqués : 37 % des habitants des zones rurales et d’Outre-mer déclarent rencontrer des difficultés d’accès au droit, contre 17 % dans les grandes villes.
Délais et coût : les principaux freins à la justice
Les délais de justice sont cités comme premier obstacle par 50 % des Français. Le coût des procédures constitue un autre frein majeur : 31 % affirment avoir déjà renoncé à défendre leurs droits pour des raisons financières (honoraires, frais de justice…). Un renoncement préoccupant, dans un contexte où la justice devrait être accessible à tous.
L’avocat reste la référence… mais le numérique bouscule les usages
L’avocat demeure le professionnel privilégié : 63 % des Français feraient appel à lui en cas de litige et 47 % en ont déjà consulté. Parallèlement, de nouveaux réflexes apparaissent lorsque les Français ne font pas appel à un avocat :
- 34 % privilégient désormais les recherches en ligne
- 10 % ont recours aux IA génératives (+ 6 points en un an)
Droits numériques : une population insuffisamment informée
Malgré la montée en puissance des usages numériques, les Français se sentent encore démunis :
- 70 % se sentent mal informés sur le droit à l’oubli
- 64 % sur l’utilisation des outils IA
- 62 % sur l’usurpation d’identité en ligne
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