26 mai 2026

Présentation du rapport d’activité 2025 de la médiatrice de la consommation de la profession d’avocat

Carole Pascarel qui a achève son second mandat en qualité de la médiatrice nationale de la consommation de la profession d’avocat, a présenté son rapport d’activité pour l’année 2025. Le rapport confirme un bon ancrage de ce dispositif dans les pratiques professionnelles, tout en appelant à poursuivre les efforts de sensibilisation en direction des avocats.

Accessible gratuitement au client consommateur et fondée sur des principes d’indépendance, d’impartialité et de confidentialité, la médiation nationale de la consommation de la profession d’avocat, qui a été instaurée en 2016 à l’initiative du CNB, constitue un outil complémentaire à la saisine du Bâtonnier en matière de litiges d’honoraires, sans s’y substituer.
 
Plusieurs enseignements se dégagent de ce rapport d’activité pour l’année 2025.

Une activité stable avec un légère baisse des saisines observée   

En 2025, 822 saisines ont été enregistrées auprès de la Médiatrice, soit une légère diminution d’environ 8 % par rapport à 2024. Cette évolution peut s’expliquer par une amélioration du dialogue entre avocats et clients ou par une résolution plus fréquente des différends en amont. 
  • 320 saisines recevables, proportion stable
  • 146 médiations engagées, soit 45 % des saisines recevables
  • 106 accords obtenus, représentant un taux global de résolution amiable d’environ 73 %
L’ajout d’un rappel des textes légitimant la médiation dans les demandes adressées aux avocats a permis d’augmenter le nombre de réponses des professionnels en 2025.  

Les litiges soumis à la médiation portent essentiellement sur :
  • le refus de paiement ou les demandes de remboursement des honoraires,
  • le manque de compréhension des conventions d’honoraires,
  • le détail des diligences et des facturations,
  • les honoraires de résultat ou les situations d’aide juridictionnelle
Une amélioration du taux de réponse des avocats … mais des refus de médiation en hausse 

Le taux de réponse des avocats aux sollicitations de la Médiatrice progresse sensiblement (19 % d’absence de réponse en 2025 contre 31 % en 2024), traduisant une meilleure appropriation du dispositif.

Toutefois, le taux de refus d’entrer en médiation augmente (35 % contre 24 % en 2024), révélant des réticences persistantes, en dépit des avantages réels de la médiation de la consommation pour les avocats.

Il est donc nécessaire de poursuivre les efforts pour convaincre la profession des avantages de ce mode de résolution des litiges d’honoraires qui constitue un outil efficace de gestion des risques et de la relation client permettant à l’avocat de se concentrer sur le fond des dossiers.
 
Le processus de médiation se distingue par :
  • La rapidité avec un délai moyen de traitement de 37 jours ; 
  • Une souplesse de mise en œuvre (échanges écrits ou conférences téléphoniques) ; 
  • Une capacité à proposer des solutions pragmatiques, parfois plus souples que le cadre de contentieux initiés devant le Bâtonnier. 
À l’issue de l’exercice de ses fonctions, Carole Pascarel est remplacée par Sandra Werey, avocate au barreau de Strasbourg,  désignée par l’assemblée générale du 14 janvier 2026  pour lui succéder et inscrite, depuis le 2 mars 2026, sur la liste des médiateurs de la consommation tenue par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC).

 Retrouvez le rapport d'activité 2025 sur le site du Médiateur national de la consommation de la profession d'avocat.  

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